
MAISON COURTOIS : UNE BONNE IDÉE... À MIEUX ENCADRER ?
La Commune de Habay a décidé d’accueillir la Fondation MERCi à la Maison Courtois, à Habay-la-Neuve.
DÉLIBÉRATIONS CC
3/25/2026


La Commune de Habay a décidé d’accueillir la Fondation MERCi à la Maison Courtois, à Habay-la-Neuve.
Commençons par l’essentiel : la Fondation mène un travail reconnu en matière de mémoire, d’histoire et de citoyenneté. Son installation dans notre commune peut donc, en soi, être perçue comme une opportunité.
Mais une bonne intention ne suffit pas.
En matière de gestion publique, ce sont aussi la méthode, la cohérence et la rigueur qui doivent guider les décisions.
Aujourd’hui, de nombreuses associations habaysiennes sont à la recherche de locaux. Certaines manquent d’espace pour leurs activités, d’autres pour du stockage ou simplement pour se structurer.
Dans ce contexte, une question se pose clairement : Avons-nous pris le temps d’identifier ces besoins avant d’attribuer ces espaces ?
La convention prévoit notamment la mise à disposition d’un espace de stockage pour la Fondation.
Dans le même temps, la Commune rencontre elle-même des difficultés pour stocker ses propres archives.
Ce constat interpelle :
L’utilisation de nos bâtiments communaux ne devrait-elle pas d’abord répondre à nos propres besoins et à ceux des acteurs locaux ?
D’autres pistes auraient également pu être envisagées : le relogement du CRPH (Centre de Recherche du Pays de Habay), par exemple, aurait permis non seulement de répondre à un besoin existant, mais aussi d’assurer une présence régulière dans le bâtiment, utile pour son entretien et sa gestion quotidienne.
Un autre élément mérite attention : le loyer est fixé à 60 € par mois, avec les charges énergétiques comprises.
Aucune information n’a été communiquée sur la manière dont ce montant a été déterminé.
Dans les faits, cela signifie que le coût réel pour la Commune pourrait être bien supérieur au loyer perçu.
Au-delà de ce dossier, une question plus large se pose :
comment souhaitons-nous gérer le patrimoine communal ?
Avec une vision globale ?
En tenant compte des besoins locaux ?
Et avec des décisions claires et cohérentes ?
Nous ne remettons pas en cause la Fondation. Mais nous défendons un principe simple :
les biens communaux doivent être gérés avec rigueur, transparence et cohérence.
Parce qu’ils appartiennent à tous.
Une bonne idée mérite toujours une bonne méthode.


